Oser partager sa spiritualité !

L’écriture de cet article n’est pas simple pour moi, comme le fait d’ouvrir le Glimmer Club et d’en partager les liens avec des connaissances proches. S’il n’est pas très compliqué de partager mon approche, mes outils et ma passion pour le développement personnel, ce n’est pas la même affaire lorsqu’il est question de ma spiritualité.

J’ai très longtemps refoulé ma spiritualité, partageant sans cesse la vie de personnes très cartésiennes et scientifiques. Pourtant, depuis mon plus jeune âge, je ne me suis jamais présentée comme athée ou non-croyante. Je préférais m’associer le terme d’agnostique : « Non, je ne crois pas en Dieu, au sens des religions monothéistes classiques, mais je ne crois pas en rien. Je pense qu’il existe des énergies qui nous dépassent, mais je ne sais pas lesquelles ».

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été superstitieuse, accordant une attention particulière aux nombres, aux signes, à l’astrologie, sans jamais réellement creuser ces sujets, les prenant avec beaucoup de légèreté. Car oui, les superstitions comme avoir peur de casser un miroir ou de passer sous une échelle, sont une forme de spiritualité. Rien ne prouve scientifiquement que casser un miroir va t’apporter la malchance dans ta vie, pourtant je sais, et tu en conviendras, que beaucoup de personne se disant athées sont effrayées par cette idée.

Je suis issue d’une famille où la spiritualité est bien présente, mais n’a pas non plus une place dominante. Ma grand-mère maternelle est catholique pratiquante, mais c’est l’unique personne de la famille dans ce cas. Ma mère a une part de spiritualité que je garderai intime car c’est son histoire à elle, et mon père est complètement athée, réfractaire à toute forme de croyance ou religion, comme mon mec soit dit en passant (tous deux sagittaires !).

Voilà le microcosme dans lequel j’ai évolué, et qui m’a fait peu à peu oublier mes croyances d’enfant, pour une vision très terre à terre de la vie, jusqu’à récemment. J’ai connu ces dernières années par mal de bouleversements émotionnels qui m’ont secoué, qui m’ont fait grandir aussi et sortir d’une routine que je pensais bien établie.

En réalité, mon premier retour à ma spiritualité date de 2018. C’est la première fois que je partage cette expérience qui a pourtant été extrêmement puissante pour moi, et qui m’émeut encore aujourd’hui. Avec mon amoureux, nous sommes partis au pays du Soleil Levant, le Japon. Ce voyage fut réellement transformatif pour moi et pourtant, nous n’y avons passé qu’une dizaine de jour, nous concentrant alors sur Tokyo et ses alentours (autant vous dire que j’ai hâte de pouvoir y retourner et découvrir beaucoup d’autres régions).

Les Japonais ont énormément de croyances, leurs religions étant principalement polythéistes (je me suis toujours sentie plus proche des religions polythéistes, puisqu’elles se fondent beaucoup plus sur les éléments, la nature, les énergies qui nous entourent – j’étais fascinée par l’Egypte ancienne étant gamine, et tous leurs dieux incroyables). Au détour de quartiers geek et dégustations culinaires plus merveilleuses les unes que les autres, nous avons visité quelques temples japonais. L’un d’eux m’a particulièrement marqué spirituellement. Il s’agit du temple bouddhiste Shibamata Taishakuten situé à Tokyo. En entrant dans ce temple, après avoir réalisé la purification préconisée afin de respecter les croyants et japonais présents, j’ai ressenti des émotions incroyables, des énergies hyper positives qui m’entouraient. A l’époque, je n’ai pas mis les mots de spiritualité, religion ou quoi que ce soit, mais je me souviens en avoir été transformée et chamboulée. Ce temple m’a apaisé, m’a apporté énormément d’humilité et j’étais remplie de gratitude d’avoir vécu ce moment unique, et assez inexplicable pour moi.

J’ai poursuivi ma vie, mes voyages, sans trop y penser, tout en expliquant autour de mois que si ce voyage n’avait pas forcément été le plus merveilleux de toute ma vie, mon préféré, il avait été celui qui m’a le plus transformé.

En 2019 je suis tombée enceinte. J’ai vécu avec mon enfant dans mon ventre des expériences très fortes que certains pourraient qualifier de spirituelles. Je préfère les garder pour moi pour le moment.

Puis mon petit ouistiti est arrivé dans ma vie, apportant un soleil incroyable à celle-ci. S’en est pourtant suivi une dépression post-partum de plusieurs semaines, énormément de dérèglements hormonaux, ainsi qu’un mini burn-out professionnel quelques mois plus tard, que j’évoquais par ici.

J’ai pris mon arrêt maladie d’un mois comme une réelle opportunité, j’avais ENFIN le temps. J’aurais pu prendre ce temps pour engloutir tous les catalogues de Netflix, Disney + et Amazon Prime. Pourtant, pour la première fois depuis une éternité, j’ai pris conscience qu’il était important que je me reprenne en main, que je reprenne en main mon bien-être, et pas seulement physique en reprenant le sport et une alimentation équilibrée (ce qui a tout de même été grandement positif) mais en m’attaquant à ma santé mentale, que j’avais bien trop négligée au profit de mon enfant, de mon couple, de ma maison, de mon boulot.

En me posant seule avec moi-même, en réalisant une introspection au plus profond de mon être, en réussissant à lâcher prise petit à petit, la spiritualité est revenue à moi comme une évidence. J’ai demandé à une amie chère à mon cœur de m’initier à certaines pratiques. J’ai fait des recherches, suivi de nouvelles personnes sur les réseaux sociaux, écouté des podcasts, rejoint un club (dont le but principal n’est absolument pas la spiritualité, mais où chacun est véritablement libre d’être soi-même, est même encouragé à être soi-même, et où la spiritualité a pleinement sa place, sans aucun jugement) et tout est devenu beaucoup plus clair pour moi. La spiritualité fait partie intégrante de mon authenticité.

La spiritualité reste un sujet très controversé, parfois tabou, et pas toujours facile à aborder avec des personnes de son propre entourage qui n’y sont pas sensibles. J’ai été confrontée à des portes bien fermées lorsque j’ai essayé de communiquer avec certaines amies à ce sujet, ce qui m’a refroidi. Dois-je cacher qui je suis réellement pour garder mes amies ? Je me suis effectivement posé cette question. Mais c’est totalement stupide. Si les gens ne sont pas d’accord avec toi au point de ne plus vouloir communiquer avec toi car tu as telle ou telle opinion, peu importe les sujets d’ailleurs, alors ce ne sont pas tes amis. Il n’y a rien à ajouter.

S’il y a bien un truc que j’ai appris ces derniers temps, c’est que l’authenticité est la clef du succès, qu’il soit personnel ou professionnel. Si je suis authentique et que l’on m’apprécie, cela sera pour les bonnes raisons. Si je suis authentique et que l’on ne m’apprécie pas, cela sera aussi pour les bonnes raisons. Et j’en suis arrivée à la conclusion que je m’en moque en fait, de perdre des amis, si c’est parce qu’ils n’apprécient pas qui je suis, car cela me rendra plus triste de ne pas être authentique que de les faire sortir de ma vie.

Cela n’empêche en rien de garder son jardin secret pour soi évidemment. Mais ce que je veux dire c’est que si l’on a envie de partager sa spiritualité, comme je suis en train de le faire à travers cet article, le plus honnêtement possible, il faut se sentir libre de le faire sans avoir peur du jugement des autres.

Je me suis aussi demandée ce que ça pouvait apporter aux gens de critiquer la spiritualité d’autrui ? Rien, en fait. Comme n’importe quelle critique peu constructive, ça ne sert à rien. Nous sommes à l’ère du virtuel où les gens ont la critique si facile, sous couvert de la liberté d’expression. Pourtant, si tu y réfléchis un peu, si l’une de tes amies croit en quelque chose auquel tu ne crois pas, quel est l’impact dans ta propre vie ? Aucun. Alors soyons bienveillants les uns avec les autres et acceptons les différences de penser de chacun. Je n’imposerai jamais mes idées à qui que ce soit, tu es d’ailleurs libre de quitter cette page si tu ne te sens pas à l’aise avec mes propos. Je ne fais pas de la propagande, je partage mon expérience, ce qui me fait du bien à moi.

Je ne suis pas dans un extrême spirituel. J’utilise ma spiritualité comme un outil de développement personnel, de connaissance de soi, pas comme une vérité absolue guidant ma vie. Je recherche mon bien-être à travers ma spiritualité et ça marche ! A quoi bon se torturer l’esprit pour comprendre les choses ? Pourquoi essayer de prouver que le monde de l’invisible existe ou n’existe pas ? L’important est de trouver ce que l’on cherche, en l’occurrence un bien-être intérieur nécessaire à son propre épanouissement.

C’est mon amoureux qui m’a inspiré pour la rédaction de cet article. Comme mentionné, il ne croit absolument pas en mes propres croyances, et pourtant il m’a soutenu dans le projet du Glimmer Club, m’a poussé à me lancer, car il a vu que j’étais bien plus heureuse et plus épanouie en osant être moi-même, authentique. Il a vu que le seul impact que cela pouvait avoir sur sa propre vie, c’était que mon épanouissement personnel avait un impact ultra positif sur notre famille. Encore une fois, peu importe les moyens, c’est la finalité qui compte.

Petit à petit, je me sens de plus en plus à l’aise dans mes pratiques spirituelles. N’ayant plus aucune honte, j’ai cependant encore parfois du mal à en parler, ne sachant pas comment cela pourra être perçu. Mais si j’ai décidé de faire cet article aujourd’hui, c’est aussi parce que c’est une étape de ce chemin personnel. Et j’espère rencontrer en retour de la bienveillance, de la curiosité, et partager avec encore plus de jolies âmes qui découvriraient mon contenu ici ou sur Instagram.

J’adore partager, j’ai retrouvé ce goût pour l’écriture qui me fait un bien absolu, et plus je suis passionnée, plus j’aime écrire. Comme je le répète, l’important est de trouver ce qui te permet à toi de développer ton bien-être. Le regard des autres n’est pas insurmontable et importe peu. Ce qui compte réellement, c’est de rester authentique, et de trouver les outils qui sont alignés avec ton être et tes valeurs. Personnellement, la recherche de mon bien-être passe aujourd’hui par le développement de ma spiritualité, la mise en place de mes rituels qui me permettent de me recentrer et de me poser les bonnes questions, trop longtemps restées en suspens.

★ Je prends la lithothérapie comme des trésors de la nature remplis de belles énergies, qui me permettent de faire un focus sur un besoin émotionnel ou mental du moment.

★ Je prends le tirage d’oracle comme un outil de développement personnel, qui m’aide à faire travailler mon inconscient, mes questionnements. Cela me permet de mettre le doigt sur des vérités que j’avais déjà en moi mais qui avaient du mal à faire surface. Cela me chamboule parfois, tant la justesse des tirages peut être incroyable.

★ Je prends l’astrologie comme un merveilleux outil de connaissance de soi, sans pour autant en faire une vérité absolue (je consulte d’ailleurs plusieurs astrologues différents n’ayant absolument aucun lien, pour me faire ma propre opinion sur ce sujet que j’ai très envie d’approfondir tant il est complexe et fascinant).

★ Je pratique le yoga et la méditation, comme des outils au service de mon bien-être physique et mental, mais également au service de mon développement personnel et de ma spiritualité. J’ai encore tellement à apprendre dans ces pratiques et j’en suis plus que motivée.

C’est ainsi que je développe mon bien-être en utilisant la spiritualité. Je me sens bien dans ma vie, bien dans ma peau, comme cela faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je suis beaucoup plus créative, je développe pleins de nouvelles idées, de projets. Je suis bien plus actrice de ma vie. Je suis alignée avec mes valeurs en tant que femme, mais aussi en tant qu’amoureuse et maman. Je n’ai plus peur d’être moi car je sais désormais que ma spiritualité fait partie de mon authenticité.

2 commentaires sur “Oser partager sa spiritualité !

  1. Merci pour ce partage et l’ouverture d’esprit qui s’en dégage. La spiritualité (au sens large) est en effet souvent vécue comme un sujet très personnel que l’on ne partage pas (sujet tabou, un peu comme parler d’argent… :-)), peut-être parce qu’il touche à l’intime et à des concepts pour lesquels nos manques de réponse peuvent nous effrayer nous-mêmes (la mort, la divinité, qui je suis en profondeur, etc etc.).
    PS : j’aime beaucoup votre citation d’Oscar Wilde… 🙂

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